Grace de Monaco



Après le succès de La Môme (2007), Olivier Dahan se livre à nouveau à l'exercice du biopic. Cette fois, il s'agit d'un biopic resserré sur une courte période. Lorsque Grace Kelly, maintenant Grace de Monaco, souhaite reprendre le chemin des tournages. Son ami, Hitchcock, lui propose le rôle de Marnie. Son statut de princesse n'est pas sans posé problème, d'autant plus que Rainier est dans une situation difficile. Il s'oppose à de Gaulle pour défendre l'indépendance de Monaco et doit faire face à un complot ourdi par sa sœur.

Nous suivons Grace mais d'une manière assez distante pour un biopic. La crise politique et les personnalités qui gravitent autour de la famille princière (Onassis et La Callas notamment) semblent intéresser davantage le réalisateur que les tourments de la princesse.  Le spectateur a du mal à entrer en empathie avec elle. Grace se résout assez facilement à abandonner sa carrière. Une dispute publique avec Rainier et ses discussions avec le Père Tucker sont les seuls moments où la princesse semble douée d'émotion - Nicole Kidman gonflée au botox, a perdu ses expressions.  Le reste du temps, elle paraît s'effacer derrière la famille princière. Le véritable destin d'une princesse?


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