Saint Amour

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C'est toujours un plaisir d'aller voir le nouveau long-métrage de Benoît Delépine et Gustave Kervern, de retrouver leur univers déjanté et leur galerie de personnages marginaux. 
Saint Amour, c'est l'histoire de Jean (Gérard Depardieu), éleveur qui a décidé de "faire la route des vins en sortant du Salon" afin de se rapprocher de son fils Bruno (Benoît Poelvoorde) en perdition (il boit trop et refuse d'assurer la relève). Ils seront accompagnés tout au long de leur périple par Mike (Vincent Lacoste), jeune chauffeur de taxi. 
Saint Amour est à la fois une comédie dramatique sur l'alcool et ses ravages (émouvant Bruno détaillant les 10 stades de l'ivresse), un comédie sociale  sur l'isolement du monde paysan et un road-movie malgré tout joyeux.
Comme à leur habitude, Benoît Delépine et Gustave Kervern usent de l'humour noir afin de rendre leurs personnages un peu moins pathétiques. Jean n'arrive pas à faire le deuil de sa femme, Bruno noie sa solitude dans l'alcool et  Mike est mythomane. Les personnages secondaires sont toujours remarquables: Michel Houellebecq présentant au trio son improbable maison d'hôtes, la romantique sexagénaire Andréa Ferréol  et le simplet incarné par Gustave Kervern.  La route des vins n'est en réalité qu'un prétexte, un moment pour resserrer les liens filiaux, se confronter au monde et se trouver. Car les trois hommes recherchent en réalité l'amour. Pendant le voyage, ils rencontreront des femmes mais l'Amour apparaîtra sous les traits de Vénus (Céline Sallette), femme bouleversante qui permettra la fédération tant espérée par tous. 

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Vénus (Céline Sallette), figure fédératrice
                                   

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