samedi 8 août 2015

Visite du Palais Garnier

Entrez par la rampe de l'Empereur, au croisement de la rue Scribe et le de la rue Auber et plongez dans le Paris mondain de la fin du XIXe siècle!


Entrée par la rampe de l'Empereur (à gauche)


La visite guidée Le Palais Garnier, un chef d'oeuvre architectural proposée par Cultival, retrace l'histoire de la construction de l'Opéra par Charles Garnier. Cet architecte méconnu remporte le concours d'architecture pour construire le nouvel Opéra en 1861. La construction, interrompue par la guerre, va durer 13 ans.

En déambulant dans le Palais, vous découvrirez sa signature (dans la rotonde et le grand foyer) et le style Napoléon III. La visite de la salle de spectacle vous transportera dans le Paris mondain de la fin du XIXe siècle. L'Opéra est en effet le haut lieu de la vie sociale où il faut être vu! Vous découvrirez les différentes loges: les loges impériales, la n°5 du célèbre fantôme de l'Opéra et la meilleure place, la loge présidentielle qui porte le numéro 39. 

En 1960, le ministre des Affaires culturelles, André Malraux, confie le décor du plafond à Marc Chagall, Admirez ce plafond, hommage à la danse et à la musique, tant décrié. Vous pourrez également regarder la maquette du plafond original de Lenepveu après une visite de la Bibliothèque de l'Opéra (BnF) conservant depuis trois siècle les livrets, dessins, photographies et maquettes de décors de chaque spectacle. Enfin, en ce moment, vous aurez la chance de pouvoir admirer la présentation de costumes rares sur le thème du couple (jusqu'au 31 août).

Le plafond de Marc Chagall est inauguré le 23 septembre 1964

Maquette du plafond de Lenepveu dans la salle d'exposition de la Bibliothèque-Musée

La Bibliothèque-Musée (l'accès à la salle de lecture est réservé aux chercheurs)

Les blocs de pierres de l'entrée de l'Empereur qui n'a jamais été achevée

Les costumes de Casse-Noisette

Le grand escalier

La richesse de son architecture fait de cet opéra un véritable Palais.


jeudi 6 août 2015

Poison City, tome 1


Poison City est le dernier manga de Tetsuya Tsutsui publié aux Editions Ki-Oon. Ce premier volume est passionnant car l'auteur a construit son récit autour de la thématique de la liberté d'expression et de la censure. En 2019, Mikio Hibino, jeune mangaka tokyoïte, s'apprête à publier un manga d'horreur. Mais, les autorités censurent les œuvres "nocives" supposées pervertir la jeunesse...
Le récit alterne entre le travail de Mikio et les planches de Dark Walker, son manga. L'œuvre fait référence à la censure japonaise et à l'auto-censure que doit pratiquer le mangaka pour voir son manga publié. S'il s'agit d'un récit d'anticipation, Tetsuya Tsutsui témoigne au détour de sa fiction de la censure dont Manhole, un de ses mangas a été victime dans le département de Nagasaki sans qu'il en soit informé! La réalité constitue donc le terreau de Poison City. L'auteur convoque également l'histoire américaine à travers le Comics Code et les idées répandues par le psychiatre Fredric Wertham dont le but était d'éradiquer les comics jugés obscènes et amoraux dans les années 50 (le Comics Code disparaîtra en 2011).
Le manga témoigne également des relations entre mangaka et éditeur, des contraintes éditoriales aussi bien au niveau du contenu et de la forme que des courts délais de création.
Un premier tome bien mené, instructif et qui s'interroge sur l'impact de l'art et des œuvres de divertissement dans la société japonaise.

Le + : une série courte en deux tomes (le volume 2 sera disponible en décembre 2015).

vendredi 17 juillet 2015

Lire en short: fête du livre pour la jeunesse



Du 17 au 31 juillet a lieu la première édition de "Lire en short", la fête du livre pour la jeunesse.
Plus de 1000 animations en France. Découvrez le programme et les activités ICI.

A écouter sur le site de France culture: L'Invité culture "Succès et renouveaux de la littérature jeunesse" avec Sylvie Vassallo (directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse) et l'écrivain Timothée de Fombelle.


samedi 27 juin 2015

Court métrage d'animation


Le Doute, court métrage d'animation réalisé pendant l'année scolaire 2014-2015 par les élèves de Première et Terminale dans le cadre de l'Atelier Cinéma d'animation.

mercredi 17 juin 2015

Comme un avion


La nouvelle réalisation de Bruno Podalydès est une petite merveille! Il nous avait déjà enchanté en 2012 avec Adieu Berthe, l'enterrement de Mémé. Même humour, même esprit décalé et toujours une belle galerie de personnages criants de vérité.
Passionné d'aviation, Michel, graphiste 3D, s'intéresse au kayak à la suite d'une réunion palindromesque! Il décide alors de tout plaquer, travail, femme et enfants, le temps d'une semaine pour vivre sa nouvelle passion. A travers des situations cocasses, on suit Michel qui se démène pour assouvir - tant bien que mal - sa soudaine passion. Les personnages secondaires qu'il rencontre et a du mal à quitter sont très intéressants: Agnès Jaoui campe magnifiquement une veuve romantique et Michel Vuillermoz est toujours parfait, ici en grand enfant. Bruno Podalydès livre une vision très poétique du démon de midi en prenant son temps dans ce petit théâtre de l'absurde apaisant. Si le voyage ne mène pas très loin, il a le mérite de nous ramener à l'essentiel. Comme un enfant, il nous donne le droit de rêver.

Bruno Podalydès part à l'aventure armé du Manuel des Castors juniors!

lundi 15 juin 2015

Catharsis de Luz


Un jour, le dessin m'a quitté.
Le même jour qu'une poignée d'amis chers.
A la seule différence qu'il est revenu, lui.
Petit à petit. A la fois plus sombre et plus léger.
Avec ce revenant, j'ai dialogué, pleuré, ri, hurlé, je me suis apaisé
à mesure que le trait s'épurait. 
Tous deux, nous avons essayé de comprendre.
Nous nous sommes dit, le dessin et moi,
que nous ne serions plus jamais les mêmes.
Comme tant d'autres.
Ce livre n'est pas un témoignage,
encore moins un ouvrage de bande dessinée,
mais l'histoire de retrouvailles entre deux amis
qui ont failli un jour ne plus jamais se croiser.
Luz

C'est un très émouvant album que livre Luz. Hommage au dessin et à ses amis.  La catharsis est la purgation des passions, la purification de l'âme du spectateur par la terreur et la pitié qu'il éprouve devant la représentation d'une destinée tragique.  
Dans cet album, Luz met en dessins ses traumatismes, lui qui a perdu le jour de son anniversaire, le 7 janvier 2015, ses collègues et amis. Il personnifie sa boule au ventre qui ne le quitte plus. Ginette donc, est là pour lui rappeler le drame. Malgré la douleur, Luz lutte pour reprendre le dessus toujours avec cet humour "made in Charlie".  Le dessin, l'amour et le rire demeurent plus fort que la mort. 

mardi 26 mai 2015

Le Roi Arthus

De gauhe à droite: Lancelot, Arthus et Genièvre.

Le Roi Arthus, opéra du français Ernest Chausson (1895), vient d'entrer au répertoire de l'Opéra de Paris. Influencé par Wagner, Chausson  est aujourd'hui encore méconnu.
Il travailla plus de 7 ans à son unique opéra Le Roi Arthus qui s'inspire des amours funestes de Genièvre (la mezzo-soprano Sophie Koch) et Lancelot (le ténor Roberto Alagna) et exploite différents thèmes: l'honneur, la faute, l'amour et le pardon. Trahi par Lancelot, Arthus (le baryton américain Thomas Hampson) lui pardonne. Les valeurs morales l'emportent dans ce drame humain dans lequel Arthus est le symbole de la foi chrétienne.
La mise en scène de l'Anglais Graham Vick est beaucoup critiquée. Arthus et Lancelot ont troqué leur cotte de mailles contre le look mi-rebelle mi-bûcheron. Les châteaux et fortifications laissent place à une humble maison au mobilier moderne mise à mal au fil des actes. Rien de choquant pour une légende aux thèmes universels. 

Philippe Jordan Direction musicale
Graham Vick Mise en scène
Paul Brown Décors et costumes 
Adam Silverman Lumières
José Luis Basso Chef des choeurs 

Sophie Koch
Genièvre
Thomas Hampson
Arthus
Roberto Alagna
Lancelot
Zoran Todorovitch
(8, 11, 14 juin)
Lancelot
Alexandre Duhamel
Mordred
Stanislas de Barbeyrac
Lyonnel
François Lis
Allan
Peter Sidhom
Merlin
Cyrille Dubois
Un Laboureur
Tiago Matos
Un Chevalier
Ugo Rabec
Un Écuyer
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Opéra Bastille - Mai-Juin 2015

mercredi 6 mai 2015

Blue Spring Ride


Lors de son entrée au lycée, Futaba décide de changer de personnalité afin de se faire des amies. Pour éviter la jalousie des filles, elle devient un garçon manqué. Cette stratégie est un succès jusqu'au jour où elle retrouve Tanaka, le garçon dont elle était amoureuse au collège et qui s'était mystérieusement volatilisé. 
L'intérêt de ce shojo n'est pas dans la romance mais dans la description de la vie lycéenne et de ses dures lois. Le réflexe clanique qui pousse Futaba à changer de personnalité est assez révélateur de cette période de l'adolescence où le jeune s'identifie d'abord à un groupe. Un beau premier tome sur la construction de l'identité adolescente. 

samedi 25 avril 2015

Ancien malade des hôpitaux de Paris


Dans ce "monologue gesticulatoire", le docteur Galvan raconte à un interlocuteur inconnu (nous ne dévoilerons pas son identité car elle est révélée dans la chute) sa folle nuit aux Urgences où un mystérieux patient enchaîne une floppée de symptômes plus effrayants et spectaculaires les uns que les autres. Difficile de poser un diagnostic! Le docteur Galvan traîne son patient de service en service et de spécialiste en spécialiste. Impossible d'en dire plus : la chute est surprenante et bien pensée. 
Ce texte est hilarant, mordant et très juste : un petit bijou d'humour noir en milieu hospitalier! 

Il est actuellement joué par Olivier Saladin au Théâtre de l'Atelier à Paris.


Olivier Saladin dans Ancien malade des hôpitaux de Paris Théâtre de l'Atelier Affiche


Enfin, la première de couverture de Manu Larcenet qui a mis en dessin Journal d'un corps en 2013 reflète parfaitement l'esprit du texte!

mercredi 18 mars 2015

La "FAC", une illusion d'avenir?


Dans La "FAC", une illusion d'avenir?  Comment la médiocratie l'emporte sur l'excellence!, Alexandre O'Mil pointe les dysfonctionnements des universités françaises (l'auteur enseigne depuis 1976 et écrit sous pseudonyme).

Il mentionne les abandons en première année dus au manque de suivi et à une adaptation lycée-université difficile (20 à 25% des étudiants décrochent après le premier semestre de Licence). Les bacheliers ont encore du mal à écrire, rencontrent des problèmes de méthodologie et de lecture de consigne. Alexandre O'Mil révèle que certains directeurs de recherche réécrivent les thèses de leurs doctorants... Selon lui, les programmes du lycée abordent des notions trop complexes au détriment des bases. Il relance le débat sur les notes, sanctions immédiates dans un temps donné qui n'équivalent pas à l'évaluation d'un savoir.
Les enseignants doivent faire face à une nouvelle génération d'étudiants parfois contestataires. Alexandre O'Mil déplore la disparition de l'écriture au profit des écrans et l'illusion de l'acquisition du savoir sur internet à l'heure où l'université limite le présentiel. 

La fac cloisonne les disciplines et n'est pas adaptée au monde du travail. L'auteur note l'absence de reconnaissance des étudiants qui sont embauchés en dessous de leur qualification. Ces étudiants sont devancés par ceux des classes préparatoires et des grandes écoles.

Alexandre O'Mil se penche sur la recherche et le statut des enseignants-chercheurs. Selon lui, être enseignant constitue un frein au développement de la recherche. Il décrit l'enseignement et la recherche comme deux activités contradictoires car l'enseignant doit se baser sur du sûr, du certain tandis que le chercheur travaille sur l'inconnu et l'incertain. Etre enseignant-chercheur équivaut à deux temps pleins... Tout au long de l'ouvrage, l'auteur critique en effet le statut des professeurs. Ces enseignants "à vie" n'ont pas eu de formation et ne mettent pas forcément à jour leurs connaissances. Dans le chapitre 46, il propose des modifications de l'organigramme et des modalités de promotion (il dénonce le système de cooptation).

Alexandre O'Mil décrit également les modes de financement des universités et des laboratoires. Ces derniers financés par des industriels doivent obtenir leur aval pour publier leurs travaux.  Le travail de recherche peut être entravé et n'est pas toujours valorisé.

L'auteur conclut sur des conseils destinés aux futurs étudiants. Même si on peut parfois regretter le ton rempli d'indignation qui n'est pas toujours pertinent, nous sentons une réelle volonté d'amélioration de la part de l'auteur. Il dépasse les constats en amenant des propositions. 

Je remercie l'opération Masse critique de Babelio pour l'envoi de cet ouvrage.

jeudi 12 mars 2015

La place des contes dans les programmes scolaires

Mon article La place des contes dans les programmes scolaires est disponible en ligne dans la revue Agôn (ENS de Lyon) :

http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=3144

Cet article est en lien avec ma thèse:  
Contes "féminins" et transferts médiatiques : perspectives culturelles et pédagogiques.

lundi 9 mars 2015

Les nouveaux héros


San Fransokyo: Tadashi est un brillant étudiant qui a conçu Baymax, un robot capable d'analyser et de soigner les humains. Hiro,  le petit frère de Tadashi réussit son entrée à l'université grâce à sa création  de micro-robots.  Mais son invention fait des envieux...

Le nouveau film d'animation Disney surfe sur la vague des super-héros et exploite de nombreux thèmes  : la famille, le deuil, l'amitié, l'innovation, les nouvelles technologies futuristes et même la propriété intellectuelle!

Si l'histoire de super-héros et les scènes d'action sont assez classiques, l'intérêt du film réside dans le personnage très réussi de Baymax, le robot bibendum qui a du mal à se mouvoir! Ses difficiles déplacements constituent les principaux moments comiques du 54ᵉ classique d'animation des studios Disney.

Enfin, la ville inventée, fusion de San Francisco et de Tokyo, est esthétiquement remarquable. Les maisons typiques de San Francisco sont rehaussées de toits bouddhiques,  le cable car circule au milieu des cerisiers en fleurs, le Golden Gate Bridge est revisité façon torii et l'université se situe sur un campus futuriste. San Fransokyo: la ville de demain? 

samedi 28 février 2015

Timothé Poissonnet dans Le Bocal

Timothé Poissonnet dans Le bocal La Cible Affiche

C'est avec une belle énergie que Timothé Poissonnet croque notre société et joue avec les préjugés et les stéréotypes. Il brasse de nombreux sujets sans avoir peur de passer du coq à l'âne dans un one-man show très complet : sketchs, danse et même magie!
De bonnes blagues, des répliques qui font mouche, de bons choix musicaux et une séquence très subtile et riche en jeux de mots sur la langue française et les grands auteurs. 
L'interaction avec le public est favorisée par la convivialité de la salle. Timothé ne loupe pas sa cible: public, foncez découvrir ce jeune talent!

Le Bocal: les jeudis soirs au Théâtre La Cible, Paris.